lundi 22 septembre 2014

En fait, je ne suis pas morte !



C’est difficile de reprendre après avoir été silencieuse pendant plusieurs mois… Rien que pour faire un début d’article original ! Bon, j’ai quand même quelques excuses : j’ai adopté un chat, rédigé un mémoire de plus de 80 pages (après ça, non, écrire… J’avais pas envie), passé la soutenance qui va avec, réalisé un projet de fin d’étude, sauver le monde d’une invasion de limaces radioactives et j’ai déménagé aussi. De deux étages, OUI, mais quand même ! 

Je vais donc commencer cet article de manière super originale en vous présentant le nouvel amour de ma vie (après Monsieur Loutre, évidemment), petite boule de ténèbres et d’obscurité : mon chat. A ceux qui ne supporte plus l’occupation abusive des félins sur le net, je suis désolée, vraiment… Mais promis, j’ai prévu un article sur une série de bouquins que j’ai lus dernièrement.

Comme petite, on vivait à 5 dans un appartement, il a toujours été hors de question d’avoir un animal, même un très discret Bubulle. Mes parents, et je les comprends, refusaient d’avoir une contrainte supplémentaire. J’ai pris mon mal en patience, et quand il a été question d’emménager avec mon Frangin n°2, parce que le n°1 partait avec le chat, on s’est dit que c’était le moment. Chat ou chien, perso, j’adore les deux, j’aurais même adopté des rats si j’avais pu, je les trouve adorables. Nous avons choisis d’adopter un de ces chats qui cherchent un foyer, parce qu’ils y en a tellement qui sont abandonnés, et puis aussi parce qu’un chat adulte, on connait déjà un peu son caractère. Avec un peu de chance, le fauve sera déjà un minimum éduqué et ne réduira pas en charpie le canapé avec ses griffes acérées… Nous sommes donc retournés là où mes frangins avaient adoptés Merlin. Qui n’a jamais abîmé un seul meuble. 

Au début, c’est vrai, on n’était pas trop emballé. On aime tous les chats, mais pour adopter… Il faut un petit plus ! Officiellement, c’est mon frère qui devait adopter, mais lui et n°1 m’avaient dit que si j’avais un coup de cœur, il ne fallait pas hésiter. Je pense que n°2 se montrait un peu réticent parce qu’il était très attaché à Merlin… Même si la vue de trois adorables petites boules noires entassées dans un coin nous fîmes tous fondre et qu’on a sérieusement hésité à adopter les trois chatons.  On a caressé plusieurs chats, dont un superbe à poils longs ou un gros matou noir très affectueux… Mais pas de coup de cœur.

Puis on s’est approché des cages à l’entrée, qu’on avait un peu négligées. Je ne sais pas ce qu’il lui est passé par la tête, mais quand on a commencé à l’observer, la chatte noire qui était là s’est jetée sur les barreaux de sa cage en ronronnant. Alors on l’a gratouillée à travers les barreaux, puis là, elle a ouvert les yeux. On a su, avec frangin n°2, qu’on était foutu : impossible de résister à ses grands verts et à ses ronrons. La propriétaire, très gentille, l’a sortie pour nous la mettre dans les bras. Bon, elle était déjà moins rassurée ! On a demandé son nom. Gloussement nerveux : « Gothika, parce qu’elle est noire… ». Haha. Non, vraiment, les associations ont quand même de bonnes grosses idées pourries : Merlin, parce que blanc tacheté, s’appelait Blanchot avant. 


Première photo que j'ai prise du fauve. Que c'est moumouvant !

Frangin n°2, qui savait que j’attendais de pouvoir adopter un chat depuis... longtemps (je m’étais même renseignée pour être famille d’accueil pour une association, vu que j’étais en chambre de bonne), m’a laissé devenir la propriétaire officielle. On se disait que de toute façon, rien ne nous empêchait d’en adopter un second plus tard, qui serait le sien. Sur le trajet du retour, on a décidé de l’appeler Némésis, un nom bien plus en raccord avec son pelage de ténèbres ! Et elle qui s’était montrée assez câline révéla rapidement son vrai caractère : la. Pire. Froussarde. Du. Monde. Evidemment, au début, on trouva ça normal qu’elle aille se planquer au fin fond du tas de linge d’hiver planqué derrière mon armoire (tellement bien cachée que j’ai cru l’avoir perdue. Dans une chambre de bonne, oui). Aujourd’hui, simplement se pencher sur le canapé ou croiser son regard peut être interprété comme un « ils vont m’attraper et me couvrir de bisous baveux », et hop, elle se coule sous le canapé telle un Ninja. Bon, heureusement, parfois elle grimpe aussi sur nos genoux et nous donne de violents coups de tête en ronronnant… Mais peut être qu’elle essaye juste de nous tuer. 

Le premier soir, elle s'est donc planquée en dessous de tous ses vêtements...
 
On à découvert aussi qu’elle ne sait pas miauler : elle couine, roucoule, grince, parfois même elle n’émet pas le moindre son. Vraiment, hein, parfois j’entends une porte qui grince et je crois que c’est elle… Une des hypothèses qu’on a le plus entendue, c’est que séparée de sa mère, elle n’a pas eut l’éducation correcte. Mais comme elle fait ses griffes bien sagement sur son griffoire et ses petits besoins dans sa litière, c’est probablement juste… rien. 

Merlin, derrière, à quand même l'air vachement fourbe. Ce tapis a été source de grandes discordes...

On a tenté diverses expériences avec Némée, dont rencontrer Merlin. Lui s’est aussitôt hérissé, crachotant et miaulant, furieux qu’on envahisse son espace vital. Elle… N’en avait juste RIEN à faire. Elle a reniflé consciencieusement ce qui lui tombait sous le museau, avant de se dire que le dessous de canapé offrait une protection bien agréable. 
Plus tard, Frangin n°1 partant en vacances, on s'est dit que ça allait être "drôle" d'héberger Merlin, plutôt que de faire l'aller-retour tous les jours pour le nourrir. Je m'attendais à ce que Némésis, fidèle à elle-même, n'en ait rien à faire et se fasse même victimiser, mais j'ai changé d'avis quand je l'ai vu attendre patiemment en face du canapé que Merlin en sorte, probablement pour lui régler son compte. Ou quand elle s'est mise en planque derrière son griffoir pour lui bondir subitement dessus et le baffer... Mais heureusement, ils ont fini par devenir potes. Ou malheureusement, leur tranche horaire préférée pour jouer étant entre 5 et 8h du matin. Les séparer ? Mais, ha ha ha ! Merlin miaule à la mort de son côté, et ils s'attrapent les pattes sous la porte. Faut pas se mentir, ils étaient quand même vachement contents quand il est retourné chez lui.  

A cet instant, toute la misère du monde se lit dans ses yeux...
 
Comme de temps en temps, mon nez se dit « hey ! Et si j’étais allergique aux poils de chats ?? », on a voulu lui donner un bain après une crise de morve un peu trop violente, dans l'espoir que ça lui enlèverait une bonne partie de ses poils morts et qu'elle en perdrait moins. J’ai beaucoup entendu de « mais tu es un monstre ! », parce que oui, y avait une grosse part de « ça va être rigolo de la mettre dans un bain <3 ». N’empêche que nous avons suivi à la lettre les recommandations de la vétérinaire, qui elle-même donne régulièrement des bains à ses félins. Na. Ma nouvelle lubie, c’est de lui acheter un petit harnais et de voir sa réaction face au monde réel. Bien sûr, je vais d’abord demander ce qu’en pense la véto… 

Donc voilà, j’ai rejoint le clan des bloggeuses à chats. Moi aussi, je l’appelle « mon bébé chat » et je lui parle d’un air débile. Moi aussi, je m’énerve quand elle vient me réveiller à 5h du mat parce que « HAHA ! T’as bougé, t’es réveillée, nourrie moiiiii ! », mais en même temps je la trouve trop mignonne. Même quand elle assoit ses grosses fesses sur mon oreiller et donc, à moitié sur moi. Une tentative pour m’étouffer et récupérer l’héritage, je ne suis pas dupe. 

Désolée pour cet article... Un peu plus personnel :P

samedi 1 mars 2014

Petit shooting photos entre loutres...



Cela fait des semaines que je me torture pour trouver un bon début à cet article, mais rien à faire, je ne sais pas comment mettre ça en place… J’avais envisagé de comparer cette aventure dont je veux vous parler avec l’école et les cours de photo, mais ça n’a jamais marché. Peut être ai-je trop attendu et que c’est devenu un petit peu trop flou dans ma tête pour que je puisse en parler de manière claire, concise, et intéressante…

Bref : j’ai fais un shooting photo avec une amie. Rien de professionnel, puisque le photographe était un ami à elle, passionné de photo. Sachant que j’avais déjà fais des trucs un peu similaires avec l’école il y a bien longtemps (j’étais jeune et folle à l’époque), elle m’a proposé de me joindre à elle. Puis, c’est toujours plus sympa à deux… Poser sans bouger, dans une attitude bien précise, ce n’est pourtant pas quelque chose dans lequel je me sens à l’aise. Ma spécialité, c’était plutôt de faire l’andouille devant la caméra, parce que ça pouvait donner des résultats intéressants. Alors là, devant quelqu’un que je ne connaissais pas, ça a été un peu difficile. Je crois que mon amie, qui s’attendait à ce que je fourmille d’idées et de propositions alléchantes, a été un peu déçue…
Nous avons passées 7 heures, je crois, à enchaîner les poses, ensembles ou bien à tour de rôle – le tout dans un grand brouillard pour moi, n’ayant pas mes lunettes. Mine de rien, c’est quelque chose de très fatigant. Mais j’aimerais bien refaire quelque chose comme ça, peut être avec un autre décor qu’une pièce vide ou je ne sais pas… Donc voilà, après cette introduction un peu barbotante, place à quelques photos !
Je n’ai retouché que les couleurs/contrastes, ce genre de trucs là. 













En vrai, il y a près de 300 photos mais déjà, en bonne loutre de sexe féminin que je suis, je n’aime pas la moitié de celles où je suis, je trouve toujours que j’ai une tête super bizarre et que mon nez de travers ressort vachement. Ensuite, il y en a encore une bonne partie que nous avons envie de garder pour nous seules ou les personnes proches. Donc voilà, c’est modeste, mais j’espère que ça vous aura plus !



jeudi 13 février 2014

La Trilogie de Bartiméus




J'étais obligée...

L’autre soir, j’ai dîné avec mes frangins d’amour (qui sont au nombre faramineux de deux), et un ami à eux. Et rapidement, nous en sommes venus à un point qui « fâche »… J’ai nommé Harry Potter. Mes doux frères ont toujours eut cette petite tendance rebelle à ne pas toucher à ce qui était trop célèbre, et le brave magicien en a fait les frais. Qui plus est, ils étaient un poil âgés pour être concernés à la sortie du premier livre (l’argument « papa adore » n’a jamais fonctionné  bizarrement)… En tout cas, ils ont toujours mis un point d’honneur à comparer et critiquer. Or, fait miraculeux, mon frère aîné s’est subitement mit à lire Harry Potter… Il lui aura fallut plus de 10 ans, mais ça y est ! Et donc, nous voilà en train de discuter des différences entres les livres et les films, les défaillances de l’écrivain et, en gros, tout ce qui ne va pas. Notamment que, nom de dieu, pourquoi les magiciens ne dominent ils pas le monde, a l’aide de leurs faramineux pouvoirs ? Personnellement, je me fais plutôt l’avocate d’Harry Potter, parce que les années d’étude du sorcier correspondaient plus au moins aux miennes (oui, j’ai attendu ma lettre. Non, je ne l’ai pas reçue…), bref, nous avons passés 7 années côte à côte !  C’est long et ça marque, même si oui, il y a des tas de petites, ou grosses, incohérences. Bref. Là-dessus, l’ami de mes frères nous explique qu’il existe une trilogie très vaguement similaire, pour les jeunes, dans laquelle les magiciens dominent le monde en méprisant royalement les « plébéiens », ces pauvres êtres qui n’ont pas de pouvoirs.  
Etant en manque de nourriture littéraire de qualité, et sachant que le monsieur en question a plutôt bon goût (quoi que… il a « l’attaque de la moussaka géante » en DVD…), j’ai décidé de m’y mettre. Eh bien, eh bien, je valide ! 

La trilogie de Bartiméus, écrit par Jonathan Stroud, entre 2003 et 2005.

Le tome 1... L'amulette de Samarcande, c'est écrit dessus, hohoho !

Dans ce monde, la magie fonctionne par invocations de démons dans des pentacles soigneusement tracés (gnomes, foliots, djinns, afrits, marids et les « gros trucs après qu’on invoque jamais ») ou par formules en latin. Les démons sont réputés rusés, cruels, et roublards, et profitent de la moindre incertitude dans l’invocation ou la moindre ligne de travers sur le pentacle pour mal interpréter les ordres et si possible, victoire ultime, bouffer son magicien. L’inimitié est profonde entre les deux espèces et « être sympathique » avec un démon est juste inimaginable. Londres dominent l’europe voire le monde, rentre en guerre contre les Amériques (qui sont très loin de ce qu’elles sont dans le monde réel… Ce sont plutôt des colons lointains un poil sauvages…) et doit faire face aux plébéiens mécontents.
Bartiméus est donc un djinn de 4ème niveau (un démon moyen en gros), assez arrogant et imbu de lui-même, très sarcastique, qui adore faire enrager ses maîtres de n’importe quelle façon. C’est un vieux roublard, âgé de 5000 ans, bourré d’humour (toujours incompris, hélas), particulièrement attachant. En revanche, le héros humain… Pendant les deux premiers tomes, j’ai juste eut envie de le baffer. C’est un gamin certes très doué, mais déjà arrogant, ambitieux, orgueilleux et un peu ridicule, qui s’assoit allègrement sur sa conscience. Par son orgueil mal placé, il décide de se venger d’un magicien adulte qui l’a humilié, et évidemment, ça part en cacahuète et le fout dans la merde jusqu’au cou pour la quasi-totalité du premier livre. On est presque content finalement des ennuis dans lesquels ils se fourrent… « ça t’apprendra la vie, petit con ! ».
Bon, le premier livre se termine bien malgré tout, même si très souvent le doute est permis… Je crois que j’ai rarement eut autant l’occasion de me dire « je ne vois pas COMMENT ils pourraient redresser la situation ».

L'Oeil du Golem, tome... deux... suspens !

En fait, souvent dans les trilogies, le premier bouquin est excellent et ensuite on perd un peu en niveau…. Enfin il me semble… Ici, c’est l’inverse. Le premier a été un peu pénible, tellement ce gamin est…grnnnnrrr…. Heureusement que Bartiméus est là pour prendre le rôle du personnage sympa qu’on soutient. Dans le second tome, Nathaniel le gosse est toujours aussi casse-noisette – il est encore plus arrogant qu’avant, si seulement c’était possible, et largement plus ridicule. En revanche, en plus de Bartiméus, il y a Kitty qui apparaît en tant que personnage à qui on cri des encouragements depuis son lit douillet. Kitty Jones fait parti de ces plébéiens qui se rebelle contre le gouvernement et qui donne beaucoup de fil à retordre à Nathaniel. Rien que ça, elle mérite une statue. Cette gamine a tellement plus de jugeote et de bravoure que cet abominable gamin… Bon je caricature un peu, des fois, on l’aime bien lui aussi. C’est surtout drôle de voir son chapitre, qui raconte son histoire, le décrire de manière plutôt avantageuse… Puis passer au point de vu du Djinn, qui fout tout en l’air à l’aide de comparaisons foireuses.  Enfin bref, on suit d’un côté Nathaniel qui redoute un complot au sein du gouvernement mais que personne n’écoute, Kitty qui ourdit avec son groupe un gros vol ambitieux, et un « gros monstre mystérieux » qui ravage la ville de temps en temps, quand l’envie lui prend. Avec Bartiméus coincé au milieu qui s’efforce d’obéir en travaillant le moins possible. 

Le lion a vraiment une bonne tête, non...?

Et le dernier tome… Eh bien, très savoureux, vraiment, très savoureux. Probablement parce qu’on va enfin découvrir le fin mot de l’histoire sur ces complots et ces trahisons, mais aussi parce que Nathaniel va petit à petit se rendre compte du gros con qu’il était devenu et prendre un peu de recul. ENFIN. On découvre aussi un peu l’histoire de Bartiméus et de l’unique maître pour lequel il avait de l’affection, Ptolémée, un jeune Egyptien très avant gardiste. Et, personnellement, ce genre de flash back historique, j’adoooore. Surtout que ce sera bien sûr très utile dans ce livre… Kitty est toujours aussi formidable. Voire plus encore, en fait.

J’étais très triste d’avoir fini, ça faisait quelques temps maintenant que ces charmants personnages m’accompagnaient dans le métro. Et.. Et oui, j’ai découvert un 4ème tome ! Concentré sur Bartiméus, du temps du roi Salomon, un terrible magicien. Et franchement… Il s’est un peu assagit avec le temps en fait. Juste comme ça, rapidement… Censé construire un temple SANS magie, avec 6 autres Djinns, ils profitent de leur non surveillance pour désobéir et se la couler douce… Il faut savoir que les démons peuvent revêtir n’importe quelle apparence. Humaine, animale, des meubles… Bref. Salomon vient inspecter l’avancée des travaux. Tout le monde le voit venir de loin… Sauf UN Djinn qui déboule subitement sur le chantier, transformé en hippopotame à jupe et braillant des chansons paillardes qui concernent de très près le roi. Bartiméus, évidemment.

Bref, ce ne sont pas que trois livres drôles à lire, on aborde aussi le thème de l’esclavage, de la dictature et de l’oppression des peuples. Bartiméus est drôle, certes, mais il est aussi très blasé de 5000 ans à servir des magiciens qui ne tiennent jamais leurs promesses, qui punissent, qui en demandent toujours plus, qui ne se sont même jamais intéressés à la nature de leurs serviteurs… Il a put observer le cycle immuable des grandes civilisations, auquel n’échappe finalement pas Londres. C’est aussi l’histoire d’un personnage qui réapprend ce que c’est qu’être humain, la lutte désespérée d’une gamine pour faire entendre la cause de son peuple. Kitty est vraiment très sage pour son jeune âge. Voilà, j’espère que je n’en ai pas trop dit et que ça vous à quand même donné envie !

(Il aurait été question d'une adaptation au cinéma, mais je crois que c'est plus ou moins tombé à l'eau... franchement, c'est dommage. Si un jour ça se fait, je suis sûre que ça donnera un truc super, mais dont j'attendrais vraiment beaucoup. A suivre !)